Enjeux planétairesAperçu gratuit · 10 % du chapitre

I — Comprendre la sélection au cours de la domestication

5 min

Objectif. Relier les différences entre plantes sauvages et cultivées à une sélection exercée au fil des générations.

1. Distinguer cultiver et domestiquer

La culture désigne des activités humaines qui favorisent la croissance et la reproduction de plantes : semis, entretien ou récolte, par exemple. Une plante peut être cultivée sans avoir déjà subi une transformation héréditaire importante. Le déplacement d’une plante sauvage dans un jardin ne suffit donc pas à établir sa domestication.

La domestication est un processus évolutif au cours duquel les activités humaines modifient les caractères héréditaires de populations utilisées. Des plantes dont la reproduction dépend en partie de ces activités deviennent différentes de leurs populations ancestrales sauvages. Il s’agit d’une histoire de générations successives, pas de la transformation d’un individu pendant sa croissance.

Une variété cultivée est un ensemble de plantes identifié et maintenu pour certains caractères. Une même espèce peut comprendre des variétés de couleurs, de formes, de dates de maturité ou d’usages différents. La diversité des tomates ou des choux ne correspond donc pas automatiquement à autant d’espèces. La notion de variété ne garantit pas non plus que tous ses individus soient des clones : cela dépend de son mode de reproduction.

2. Comparer des caractères et rechercher leur origine

Comparons le maïs et la téosinte, proche parent sauvage à l’origine de sa domestication. La téosinte présente des ramifications développées portant de petits épis ; le maïs cultivé possède une architecture davantage dominée par un axe principal, avec des épis plus volumineux.

Étape suivante : II — Comprendre les méthodes d’amélioration des plantes