I — Localiser les régions cérébrales impliquées
Objectif. Interpréter l’imagerie et les effets d’une lésion en tenant compte des limites de chaque méthode.
Pour comprendre la commande d’un mouvement, on recherche les régions cérébrales et les connexions qui y contribuent. Des observations anatomiques, des mesures fonctionnelles et l’étude de lésions apportent des informations complémentaires.
1. Un organe formé de plusieurs types cellulaires
Le cerveau comprend deux hémisphères cérébraux, droit et gauche, reliés par des faisceaux de fibres nerveuses. Le cortex cérébral est leur couche superficielle de substance grise. Il forme des plis : les creux sont les sillons et les reliefs, les circonvolutions.
Le cortex contient notamment des corps cellulaires de neurones, leurs prolongements et de nombreuses synapses. Sous le cortex, la substance blanche contient de nombreux axones. Ces prolongements permettent la communication entre les régions.
Les cellules gliales sont les cellules qui, avec les neurones, constituent le tissu nerveux. Elles entretiennent un milieu favorable au fonctionnement des neurones. Les astrocytes participent aux échanges et au réglage de la composition du milieu qui les entoure.
Les oligodendrocytes produisent la myéline, une gaine autour de certains axones du système nerveux central. D’autres cellules gliales contribuent à la défense et à l’entretien du tissu. Ces cellules ont donc des fonctions différentes et complémentaires. [2]
Le fonctionnement du cerveau dépend des interactions entre neurones et cellules gliales. Ces dernières assurent des fonctions actives, même si leur rôle diffère de celui des neurones qui transmettent les messages. Une atteinte de la myéline, de l’approvisionnement des neurones ou de leurs connexions peut ainsi perturber la transmission, même si les corps cellulaires sont encore présents.