La Terre et le vivantAperçu gratuit · 10 % du chapitre

I — Comprendre les effets des associations acquises

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Objectif. Expliquer comment des partenaires vivants modifient le phénotype d’un hôte et distinguer leur acquisition de la transmission de son génome.

Un organisme ne vit jamais dans un milieu constitué uniquement d’eau, d’air et de matière minérale. Il rencontre d’autres êtres vivants, et certains s’installent durablement à son contact. Leur activité peut alors devenir une composante de son fonctionnement.

1. Distinguer une différence de phénotype de sa cause

Le phénotype est l’ensemble des caractères observables d’un organisme, à différentes échelles. Il comprend des caractères visibles, comme la taille ou la couleur, mais aussi des propriétés mesurables : capacité à utiliser un aliment, production d’une substance ou comportement dans une situation donnée.

Un caractère résulte du fonctionnement de l’organisme dans son milieu. Les gènes permettent notamment de produire des molécules et des structures. Mais leur présence ne suffit pas à prévoir chaque caractère : la quantité de nourriture, les partenaires vivants et l’expérience comptent aussi. Ainsi, pour expliquer une différence, il faut comparer à la fois les organismes et leurs conditions de vie.

Considérons deux individus de même patrimoine génétique élevés dans des conditions différentes. Une différence de croissance peut apparaître sans qu’une nouvelle mutation soit nécessaire pour l’expliquer. La diversification phénotypique désigne ici l’apparition de différences de caractères ; elle ne doit pas être confondue avec une diversification des séquences d’ADN.

Dire qu’une différence ne résulte pas d’une modification du génome ne signifie donc pas que les gènes sont inutiles. Un organisme doit disposer des capacités nécessaires pour répondre à son milieu.

Étape suivante : II — Recruter des éléments du milieu : le phénotype étendu