I — Produire un nouvel individu sans fécondation
Objectif. Relier la multiplication végétative aux capacités de croissance et de régénération des plantes, puis en déduire ses conséquences génétiques.
1. Reconnaître une reproduction asexuée
Une reproduction asexuée produit un nouvel individu sans fusion de gamètes. Chez une plante, elle peut partir d’une tige, d’une racine ou d’une feuille. Lorsqu’elle utilise ces organes, on parle de multiplication végétative, par opposition à une reproduction faisant intervenir la fleur et la fécondation.
Suivons un fraisier. Il émet une tige allongée appelée stolon, qui croît à proximité du sol. À certains endroits, de nouvelles feuilles et des racines se développent. Le jeune pied est d’abord relié au pied initial, puis peut devenir autonome. Le stolon n’est donc ni une racine qui se transforme en graine, ni un trajet de pollen.
La reproduction ne nécessite ici ni partenaire sexuel ni pollinisateur. Le nouveau pied provient de cellules de la plante initiale. Leurs divisions, leur croissance et leur différenciation, c’est-à-dire leur spécialisation, construisent de nouveaux organes. Le terme « végétatif » désigne l’origine de la multiplication ; il ne signifie pas que les pieds ainsi obtenus seront incapables de fleurir ensuite.
2. Comprendre la régénération et la totipotence
Une plante conserve au cours de sa vie des méristèmes : des zones où les divisions cellulaires fournissent les cellules de nouveaux organes. Cette croissance peut se poursuivre pendant une longue durée lorsque les conditions le permettent. Elle n’est pourtant ni illimitée en vitesse ni indépendante des ressources du milieu. Les notions de méristème et de croissance étudiées auparavant expliquent cette possibilité de développement renouvelé.